Ivy et Reggie

by Ivy

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1.
Place Idiot-Ville Paroles & musique : Ivy * 2001 Les vieux latinos de rides bariolés ont débarqué sur la place les tam-tams et le meringué Et tout l'monde dans'nt sur le rythm of south, le toit du Colisé peut s'écrouler on est complètement out! Ô Place Idiot-Ville, place de joie mais les punks restent exclus des contrats C'est drôle que pour fair’ danser les bourgeois Ça prenn’nt les rythmes de Cuba. A) Place Idiot-Ville a donné rendez-vous À tous les imbéciles, à tous les couacs Aux havanes mous… Les mexicanos sont totalement soûls Faut dire qu'ils ne tolèrent pas le caribou Alors à grands coups de tacos, à grands coups de tequila Sur les musiciens gringos, vomissent gros comme le bras Quand c'est pas un touriste qui méprise la création C'est un gino d'en-bas, sur Marie d'l'incarnation Qui déblatère Boulet et Fancoeur - cafard! Pour exciter la libido des traîneuses de bar A) Place Idiot-Ville a donné rendez-vous à tous les imbéciles, à tous les couacs aux masseuses indoues… Y faut pas oublier la place pour la relève Qu'on envoie braire en tas, comme ça, juste pour rire Avec ces érables-là, faut chercher pour la sève C'est normal aujourd'hui, qu'on s'inquiète pour l'avenir Car si les paroles sont un peu songées Les trois quart du public vont s’empresser de déserter C'est vrai que quand tu t'sers de ta cervelle Au Québec, c'est suffisant ‘’ te faire traiter de criss’ d'intellectuel! A) Place Idiot-Ville a donné rendez-vous à tous les imbéciles, à tous les couacs à Passe-Partout C'est pas que j'ai quelque chose contre la populace On peut même dire qu'à que'que part je suis bonnasse Puisque les réflexions de ma génération Ne dépassent pas le «low» d'un ampli d'salon Allons à vos radios, nos chers ani-menteurs Place à la connerie sur ordinateur Déballez-nous l'horaire et vos commentaires Et réservez-nous des places sur le parterre A) Qu’on aill’ tous s’asseoir à Place Idiot-Ville qui a donné rendez-vous à tous les imbéciles, à tous les couacs aux gens de par chez-nous, comme nous... comme moi!
2.
Pends-Toi 04:26
Pends-toi Paroles et musique : Ivy *1995 A) Pends-toi mon ami pends-toi tire vers toi la chaise en bois dessus ... mon ami tire-toi comme ça mon ami pends-toi. Parc' que Lili t'a quitté... La vie, c'est le fantasme d'une déesse névrosée les voies qui mènent à son orgasme sont celles de notre destinée l'art d'Épicure est privilège octroyé par la nature aux membres de sa préfecture qui vont et viennent coeur allège. Toi, tu n'es manifestement pas tu n'es manifestement pas de ceux-là. (A) La vie n'offre qu'errance dans ses labyrinthes glacés nous sommes toujours en partance sans jamais dénicher le quai. pour retrouver le fil d'Ariane et mettre fin aux corridors il faudrait vaincr' le minotaure de la couardise océane. Toi, tu n'as manifestement pas tu n'as manifestement pas ce cran-là. Ton âme moribonde crie dans l'appartement désert il n'y a personne en ce monde capable de la faire taire car la vie ça s'donne à toi, mais c'est aux autres que ça pense. N'entends-tu pas la mélopée quand tu es seul ? Ne sens tu pas ton corps drapé dans un linceul ? Et même si Lili Bell' te revenait... Resterait les autres cauchemars la pestilence de l'haleine l'oeil de lumière du dentiste les yuppies de Saint-Jean Baptiste les sacro-saintes conventions les marchés d'aliénation les habitudes la solitude et la vieillesse - ah la vieillesse rien ici bas ne vaut la peine que tu reportes ton départ. A) Allez pends-toi, qu'on en finisse, personne ne cogne à la porte ce sont les spectres des tombeaux qui réclament ton sacrifice allez pends-toi mon ami pends-toi pends-toi mon ami pends-toi mon ami pends-toi sinon j'me pends! La vie, c'est ma démence je vis l'horreur pénitenciaire délivre-moi, joue moi Saint-Seans pour ma montée crépusculaire pends-moi mon ami pends-moi pends-moi mon ami pends-moi puisque Lili Belle t'as choisi.
3.
Rage Miroir 03:23
Rage miroir Paroles et musique : Ivy *1996 Écœure moi pas chérie, j’astique le 12 de mon père j’ai p’us d’travail, j’ai p’us d’chaleur j’trouve même pas à m’solder comment m’anéan…tirer d’la misère? Pis chech, le dernier amoureux a passé sa vie en tôle la casquée qui l’a enfermé a passé la sienne en or comment interchanger les rôles? Tolérance zéro, c’est d’accord… A) Chérie j’ai le droit de ne pas espérer meilleur avenir chérie j’ai le droit de ne pas travailler pour vivre. Parc’que j’vis anyway faudrait-tu que j’boss’ pour te l’prouver? Hey watch c’qu’y ont fait les travailleurs… Y avait d’la forêt, là où domine maintenant un déser de scories hanté par vingt centre d’achats comment renverser la balance? Pis check, écœure-moi pas, r’fil’-moi un’ bière,j’suis mieux au chômage si le niveau d’vie baisse encore, j’va’s b’en m’sentir plus haut pourquoi j’voudrais r’monter d’un étage? Tolérance 0, moi c’est beau! (A) Chérie moi j’ai le droit de préférer me fair’ crosser par des fille’ en chien de fusil que par des maqu’reaux financiers j’ai le droit d’être insalubre et vulgaire sans censure, sans ton sang sur mes mains… Hey, reviens icitte! Où c’est qu’tu vas? Hey, chérie, c’tait des jokes! Hey…
4.
Le blues du dépanneur Paroles et musique : Ivy *13 mai 1997 Dis-moi que ça va mieux qu’on va chauffer nos vieux os dans un spacieux winnebago au fond d’un ghost town en arizo- na ça va aller mieux, oui ça ira. J’peux patienter jusqu’au bonheur pis m’contenter d’un california cooler sur ta commande au dépanneur. Dis-moi de pas m’en faire qu’on ne va pas s’enfer- mer à double tour, non mon aimée le nôtre est à veille d’arriver là ça va aller mieux, oui ça ira. Je patient’ jusqu’à l’amnistie viens m’porter des oranges si le dépanneur veut p’us m’fair’ crédit! La misère, après tout, nous enseigne au moins la paresse la paresse, mère du génie créateur qui a trouvé l’tour, mêm’ sans finesse de t’écrire le blues du dépanneur en trois quart d’heures passé onze heure.
5.
Crains Pas 03:55
Crains pas Paroles et musique : Ivy * Décembre 97. Ma mère à l'accouch'ment m'a dit, le cordon ent’’ les dents : « coupe court, c’est lamentable hey, t’es pas né dans une étable! mon fils, rassures-toi y a peu de chanc’ qu’on t’mette en croix prends donc mon sein mon sans-dessein y a qu’ça de sain! Pis quand t’auras de l’affliction trouv’s-toi donc une consolation mêm’ si tu crèv’s su’ l’assistance y va t’rester la dépendance. » Pis a m’a dit : « mon p’tit Ivan tète souvent après tout, le ciel entend pas les vomiss’ments!» Ça fait que j’crains pas le rhum plus que l’délirium. Et pis mon père, homme avisé ayant sur lui-même observé les effets de l’intempérance me formula ces remontrances : « mon fiston tâte donc de la chair crue et rue aux nues en goûtant au fruit défendu. Pis l’tabou, c'est pas rebutant lorsqu'il y a consentement et pour peu que l’on s’y applique il tient à l’écart des cliniques ! Pis y m’a dit : « mon p’tit étalon vas-y à fond après tout, le ciel entend pas les henniss’ments!» Ça fait que j’crains pas le rhum plus que l’délirium les ruad’s des dame’ ad nauseam! Et pis ma soeur, c’t héréditaire faut toujours qu’à dis’ le contraire comm’ les parents incite’’ au vice elle voudrait donc que j’m’assagisse. fait que « Mon frèr’, me dit-elle oublie les plaisirs sensuels après tout, l’angoiss’ ça se chant’ mieux en chanson. Fait qu’ chant’ ta destiné chant’ l’immortalité pour une renommée posthume c'est mieux qu'les poupoun's qu'y s'parfument. Pis a m’a dit : « mon p’tit frérot travaille gros après tout, le ciel entend pas les gémiss’ments!» Ça fait que j’crains pas le rhum plus que l’délirium les ruades des dames ad nauseam non plus j’crains pas de défair’ mes airs jusqu’en enfer! Et pis mon frère, un homme instruit m'a dit : « Ivy, si tu poursuis un’ carrière d'artiste, c'est sûr, tu vas t' fair' fourrer par le premier des arrivistes par la gestion capitaliste pis chu pas doué dans dilatation du pertuis! Laisse de côté ces lubies y a pas d'futur chez les conscrits pour voir ton nom dans l'dictionnaire deviens donc révolutionnaire. Lâche el crayon, mon Aragon recycl's-toi dans bombe à neutron et crains pas l'ciel, y est mort depuis longtemps y est mort depuis le commenc’ment. Ça fait que crains pas le rhum plus que l’délirium les ruades des dames ad nauseam non plus crains pas de défair’ tes airs jusqu’en enfer, mais tu peux pas êtr’ populaire et faire une œuvre humanitaire, mon frère! J’crains pas, non j’crains pas le rhum plus que l’délirium J’crains pas, non j’crains pas les ruades des dames ad nauseam, non plus J’crains pas, non j’crains pas d’défair’ mes airs jusqu’en enfer, mêm’ si j’peux pas êtr’ populaire et faire une œuvre humanitaire!
6.
Québec Réveille Paroles et musique : Ivy 1986 Y a pas longtemps que chu d'ici j'pensais vivre dans un pays pauvre de moé, on voit b'en qu'j'en savais pas b'en loin sur les coutumes de c'territoire où l'mond' pense rien qu'à boire anyway, d'après la t.v. y a rien qu'la bière qui semble marcher. Quand j'me rappelle leur oriflamme flottant sur les plaines d'Abraham claquant au vent semant la peur Union Jack the ripper la corde au cou de Lorimier le diable au corps des frèr' chasseurs la flamme rouge de Mercier nos Québécois la mêche au coeur Alors quand j'les entends gueuler penser que la liberté s'acquiert avec des députés élus pour leur intégrité pour voter que'que chose dans une assemblée où y passent leur temps à sniffer la sueur des autres hey le monde : c'est nous autres! Y a trois cents ans icitte man, c'était full de jésuites pour convertir de brav’s Indiens en échange de leurs terrains que des colons fanatisés laboureront pour monsieur l'curé et dans la crainte du purgatoire enfouir sous terre nos espoirs Maintenant vaincu par la tv ils zappent en choeur pour oublier Monsieur l'ministre en char d'l'année les itinérants sans souliers Y préfèr’nt suivre avec ferveur Janette et le sport amateur Et quand l’pape est v.nu par chez-nous le pays est à genoux - mon père : touche moi Y pensent qu'en changeant les mots ça change la mentalité y pensent que les impôts vont cessés d'augmenter y pensent qu'en changeant d'couleur y pensent qu'il y aura moins d'chômeurs Y pensent, y pensent, y pensent : mais y pensent trop ! A) Québec réveille ! À force de malentendus ils ont fini par plus s’entendre entr’ les vendeurs et les vendus y a plus matière à se surprendre qu’y parl’nt du pays comm’ d’un’ banque sans intérêt et sans crédit c’est toujours le courage qui manque car le courage n’a pas de prix. Certains des bienfaits du travail y font d'leur fils un mercenaire parmi les légions de bétails soumis aux lois parlementaires Et si ce peuple colonisé avait renoncé au hockey au baseball, aux congés payés : le FLQ aurait gagné! A) Québec réveille ! Un jour les québécois voudront un pays mais nous nous serons morts, mon frère
7.
Mes principe(s) ôtés Paroles et musique : Ivy Août 1994 «On est exploité, non plus par des princes, mais par des idées. » Ernst Junger À CLAUDE GAUVREAU J'ai 28 ans de jeunesse les fumigènes dans les soutes abracadabrantes - feu ! la magie prend son pied sur terre en terre de prouesses et ceint de braises naissantes je fonde mon out- rage à l'âge où s'asservent mes pairs. Chacun sait que ça change et qu'ici bas la vie ne s'enchaîne pas. Mais trime au travail pour payer ton ail- lade et ta paix au détail. Moi, j'ai limé toute grille horaire et les saintes paraboles de l'évangélisme à salaire qui cueille sa sol- de journalière à l'arbre des folles affaires. Je reprends possession du sol en jachère J'ai 28 ans d'amoureuse le fun est pris dans mes culottes abasourdissantes - que l'amour trépigne dans mes serres en certitude heureuse je préside les bacchantes de notre ribote impie sans jamais me satisfaire. Chacun sait que ça change et qu'ici bas l'amour ne s'enchaîne pas. Mais glisse l'anneau à ton nez héro- ïque à tes beaux idéaux. Moi, j'ôte le carcan de ta chair et le collier du col pour déflorer tes jugulaires jusqu'aux alvéoles ma pulmonaire! Je bois l'obole nécessaire au ferment de notre école libertaire. J'essaie de dessouder mes os de déboucher ma bouche rau- que. J'émerge enfin de mon cachot j'expiais en silence au- jourd'hui je prends feu et je renais -sens! Je rumine des étincelles je crache l'aphte de ma bouche en mes insanes psalmodies je souffle au coeur des sortilèges la fièvre à voile des Banshees l'offense de mes mots farouches le jettatura de mon zèle et moi je dénie mes palinodies ! J'entends mugir les arc-en-ciel délirer les marais salants je vois l'orage à la renverse baiser la nuit décapitée j'inspire le feu de l'averse puis recrach’ l'alphabet furieux : Ibzo Mecame Pekador Desabsurdam efekitos Ébopsolongu' homme takarmenn caraïbak en maelstrom je décramonn le Robespierre j'achtarr la marche élémitaire j'iguanazou la gigue opaque j'instaure l'affront – jdémanclature j’désacramente l'épicentre Ô novas Ô novas : news originelles aux confins de ma création je sens détendre l'arquebuse j'anime la révolution je sanctifie les hécatombes car je suis un Prince adolescent éternellem'entends-tu? Fuck you!

credits

released March 26, 2002

Réalisation: Eric Goulet

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Ivy Montréal, Québec

Après des études en Lettres où il a constaté le peu d’impact que l’art entretient sur le cours du monde, IVY, se consacrera par le biais de la littérature orale à ce que ça change. Il sortira trois disques alliant déclamation et musique à merveille . Il parcourra le Québec et la francophonie en présentant des ateliers et des spectacles d’envergure. ... more

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